« L’art d’avoir toujours raison » de Schopenhauer


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Article mis à jour le

Temps de lecture : 5 minutes

 

« ce qui importe, ce n’est pas la vérité mais la victoire » Arthur Schopenhauer

 

Aujourd’hui, je me lance dans un nouveau challenge : celui de la critique littéraire.

En effet, si vous me connaissez dans la vraie vie, vous savez que j’aime lire et, si ces derniers mois, j’ai délaissé les livres, j’ai envie de reprendre.

Et quoi de mieux pour se relancer de se lancer un nouveau défi, avec de nouveaux objectifs.

Voici donc ma première critique littéraire sur un livre que je possède depuis longtemps et que je relis actuellement : « L’art d’avoir toujours raison » de Schopenhauer aux éditions « Mille et une nuits »

 

Présentation du livre

 

Schopenhauer, « L’art d’avoir toujours raison » de Schopenhauer, @patrickjamesnc, @patrickjamesnc

 

L’Art d’avoir toujours raison de Schopenhauer a été originalement publié en 1830.

Arthur Schopenhauer (1788-1860) est un écrivain et philosophe allemand connu pour ses pensées qui sortent de l’ordinaire et surtout pour ses écrits sur la dialectique éristique.

L’édition « Mille et une nuits » est au format de poche A5, idéale pour l’avoir sur soi et le lire le temps d’une pause, d’une attente…

Composé de 95 pages, cet ouvrage comprend bien sûr l’œuvre de Schopenhauer avec quelques illustrations en noir et blanc décomposée en 38 stratagèmes, 3 appendice, une postface de Didier Raymond, un résumé daté de la vie d’Arthur Schopenhauer ainsi que des repères bibliographiques.

Cet ouvrage a été traduit de l’allemand par Dominique Miermont.

Les illustrations ont été réalisées par Aurélia Grandin. Elles sont en noir et blanc, et surtout, très sombres. Elles collent parfaitement au sentiment provoqué par l’œuvre.

 

Résumé de l’œuvre

 

« L’art de la discussion, c’est l’art de la guerre » Arthur Schopenhauer

 

Dans cet essai, Schopenhauer vous dévoile sa dialectique éristique, l’art de discuter, et ce de telle sorte que l’on ait toujours raison, per fas et nefas, c’est-à-dire par tous les moyens possibles.

En dehors bien sûr de la référence à l’Art de la guerre de Sun Tzu (qui arrivera bientôt ici en critique), cette citation résume parfaitement cette œuvre de Schopenhauer.

En effet, il s’attache via des situations de discussion, appelées ici « stratagème », à nous montrer les faiblesses de notre interlocuteur et à les exploiter pour argumenter pour que nos mots soient « des poignards dont la pointe peut tuer ». Rien que cela !

Ainsi, via les 38 stratagèmes de l’œuvre, on découvre comment procéder pour tout un tas de discussions différentes, comment réagir et surtout reprendre le dessus dans une conversation argumentée.

Un vrai art qui nous est ainsi appris pour arriver, quelle que soit la discussion, quelle que soit l’intelligence de notre interlocuteur ou la force de ses arguments, à gagner et à avoir raison.

 

Critique

Avant de vous donner mon avis sur cette œuvre, je préfère être honnête avec vous : elle est loin d’être facile à lire.

D’un niveau très technique, il faut bien souvent revenir plusieurs fois sur un stratagème pour vraiment en saisir l’essence et surtout, la finalité, pour l’assimiler et pouvoir voir dans quelles situations de notre vie l’utiliser.

C’est assez déroutant au début, souvent très difficile, parfois indigeste, mais si le thème et cette idée de pouvoir tenir tête aux plus grands argumentateurs autour de vous vous intéresse, si vous souhaitez vraiment défendre vos idées, devenir convainquant dans vos discussions, de vous-même, vous reviendrez dessus, encore et encore.

Par contre, a contrario, si vous désirez un livre « détente » cela risque très fortement de vous déplaire, voire de vous dégoûter…

 

Maintenant que cela est dit, je vais vous donner mon avis sur cette œuvre.

 

J’aime beaucoup ce livre. Vraiment. Même si le texte est ancien, il apporte une vraie valeur ajoutée.

Beaucoup d’écrivains modernes ont essayé de reproduire le schéma de cette œuvre, avec plus ou moins de succès.

Mais cette œuvre de Schopenhauer est mondialement connue, et ce n’est pas pour rien.

Elle est dure, mais sa cible est très précise: elle s’adresse à des personnes qui veulent aller plus loin dans l’art de convaincre, dans l’art d’argumenter et de contre argumenter.

Le découpage en stratagème est très malin : on peut ainsi, stratagème par stratagème, faire une pause et essayer, au mieux, d’assimiler l’information.

Ils sont plutôt court, avec, dans cette édition du moins, de nombreuses notes de bas de pages venant aider et compléter l’information initiale.

D’ailleurs, ces notes de bas de pages donnent souvent de bonnes indications de recherche d’informations complémentaires si vous avez d’en savoir encore davantage.

Vous êtes plutôt subtile ou pour un passage en force?

 

Les stratagèmes vont de la méthode très subtile à des méthodes de passages en force (« mettre l’adversaire en colère »…), ou encore par exemple le stratagème 21, qui se voit résumé par Schopenhauer par « ce qui importe, ce n’est pas la vérité mais la victoire »… »

Avec cette citation, on comprend le lien avec l’Art de la guerre de Sun Tzu, puisque chaque discussion avec un interlocuteur ennemi devient une attaque ou une défense stratégique.

Selon l’attaque, Schopenhauer valorise un certain type de réponse. Selon l’intelligence ou la force des arguments de la personne avec qui on parle, une autre.

Un autre avantage de cette œuvre, c’est sa durée de vie. J’ai beaucoup de livres dans ma bibliothèque. D’autres ont été lu et aussitôt donnés.

Celui-ci, je l’ai au mieux prêté, mais je le garde car, au fur et à mesure du temps, je reviens dessus et ce que j’avais compris il y a 5 ans n’est pas la même chose que j’ai compris la semaine dernière.

Avec l’âge, nous évoluons, notre expérience aussi, notre interprétation des stratagèmes se précise.

C’est définitivement un livre difficile, mais qui mise sur du très long terme, qui demande des efforts, de la relecture, de la patience, de l’acharnement.

C’est ce qui en fait sa force : il est complet, difficile, et donc par définition, réservé à des personnes motivés dans cet art langagier.

Au travers le texte, vous découvrirez également d’autres auteurs appréciés ou non par Schopenhauer , cités dans des mises en situation et qui nous permettent, là encore, de poursuivre l’aventure de la dialectique éristique.

 

Conclusion

Si cette œuvre d’Arthur Schopenhauer est mondialement connue, ce n’est pas pour rien.

C’est une œuvre qui peut vous apporter  beaucoup, pour le peu que vous arriviez à la dompter.

C’est très certainement son plus grand atout.

Du fait de sa difficulté, elle est très sélective… et c’est tant mieux pour nous, cela limite son accès à nos “adversaires” rhétoriques 😉

 

Pour aller plus loin

Pour aller plus loin, je vous propose bien sûr de commander ce livre sur Amazon. Je vous partage également quelques livres qui sont dans la même thématique, afin de continuer cette aventure.

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Voilà, l’article est terminé, j’espère que cela vous aura plu, n’hésitez pas à me faire vos retours, remarques et à me donner vos avis sur la forme, le contenu etc…

Si vous l’avez aimé, n’hésitez pas à partager cette critique afin de me donner un petit coup de main…

Merci!

– Patrick –

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